L’anesthesie : se préparer et gérer sa peur

« Le papa va tomber dans les pommes »

« L’aiguille fait près d’1m »

« Il paraît qu’on peut devenir paralysée… »

La péridurale génère bien des mythes entre peur et fascination…Alors comment s’y préparer : en faire un choix conscient, dédramatiser, comprendre son déroulement, ses avantages et ses limites, bien en amont et avec tous les détails personnalisés au cas par cas.

La décision d’abord. Elle ne doit pas se faire à la légère. Certes nos grands-mères ont toutes accouché sans péridurale et la tendance actuelle de toujours plus bio toujours moins de chimie crée un retour de grâce pour les accouchements « 100% naturels ». C’est un choix personnel qui doit se faire en toute connaissance de cause après avoir pesé le pour et le contre avec un ou plusieurs avis de professionnels. Connaissance des faits qui sont à adapter au cas par cas par chaque maman avec les gynécologues, anesthésistes et sage-femmes en s’appuyant sur le dossier médical. Connaissance qu’on ne pourra pas revenir sur la décision : pas possible de stopper une péridurale en cours si on a tranché pour, mais , fait moins connu, pas possible d’hurler en dernière minute une fois le col tout dilaté que finalement on en veut une et tout de suite…

Dédramatiser. Je trouve qu’il règne une ambiance de défiance autour de la péridurale (danger, aiguille énoooorme) qu’il fait du bien de désamorcer que l’on souhaite ou pas en bénéficier. Dans tous les cas l’information éclairée d’experts est fondamentale.

Personnellement, j’ai basculé POUR la péridurale en voyant « en vrai » un cathéter comme celui utilisé le jour J, apporté par la sage-femme lors d’un monitoring. C’est si petit ? Oh ça va alors…

Si c’était à refaire ? Je re-signe demain !

  • Après un travail relativement court mais très intense (déclenché), j’étais pliée à quatre pattes avant même d’avoir suffisamment avancé pour pouvoir poser la « péri »
  • La pose de la péri s’est déroulée tout en douceur. Après une anesthésie locale qui ne fait pas plus mal qu’une piqûre de moustique, la péridurale elle même m’a fait l’effet d’une grosse poussée indolore au niveau lombaire. Moi qui n’ait aucune souplesse et redoutait la « position du chat qui fait le gros dos » et autre « attention il ne faut pas bouger d’un millimètre alors que les contractions se rapprochent », j’ai trouvé l’épreuve facile grâce au guidage expert des 2 anesthésistes.
  • La poire doseuse qui est maintenant largement répandue permet de gérer l’équilibre entre la douleur et la sensation , pour accompagner au mieux le bébé lors de la poussée
  • 30 minutes après, je n’ai plus RIEN senti de douloureux jusqu’à l’arrivée de ma petite puce
  • Quelques heures après mes sensations étaient revenues dans les jambes. Pas de mal de tête, ni de douleur particulière si ce n’est la sensation d’avoir un petit bleu au bas du dos vite occultée par toute l’activité autour de bébé

Il arrive que lors du RDV d’anesthésie précédant l’accouchement vous ne puissiez pas poser toutes vos questions. Relais Maternité vous propose des consultations privées ou des tables rondes à plusieurs futurs parents pour poser toutes vos questions (et entendre les réponses à celles que vous ne vous vous seriez pas posées…)

Vous ne voulez pas ou ne pouvez pas recevoir de péridurale ? D’autre solutions existent pour limiter la douleur. Une de mes amies a pratiqué l’hypnose et accouché de 3 enfants sans douleur insoutenable.Là encore difficile d’improviser. Le maître mot reste l’anticipation et la préparation. !

Il arrive que lors du RDV d’anesthesie précedant l’accouchement vous ne puissiez pas poser toutes vos questions.

 

Marie, maman de Margaux.

http---signatures.mylivesignature.com-54493-368-CEB2E37F0F1C83D3D9AA764829A5020E

Rendez-vous sur Hellocoton !

Source : Pinterest – Protégez vous